sanpai*

Po Lo-t’ien avait creusé un petit bassin auprès duquel il planta quelques bambous qu’il soignait avec amour. Il exprima en un poème les sentiments qu’ils lui inspiraient :

« Le bambou ! Il a l’esprit vide.

J‘en fais mon ami.

L’eau ! Elle a bien une nature pure.

J’en fais mon maître… »

_ *sanpai : saluer en se prosternant dans la tradition du zen. Ce mot vient du Japonais “san“ qui signifie trois et  de“pai“ qui signifie prosternation.

NOTE : en espérant qu’il reste sur terre, dans un futur plus ou moins proche, de l’eau pure et gratuite (?) 

_mon maître

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métaphysique

« Si le tao pouvait être traduit en mots, ce ne serait pas le tao entant que tel.
Tout nom qui peut lui être donné n’est pas son nom éternel.
Il est sans nom, car il est antérieur à l’univers :
Mais il peut pourtant être nommé en ce sens qu’il est « Mère de toutes choses. »
D’essence, c’est un vide sans forme :
Dans la manifestation, il a toutes les formes.
Mais essence et manifestation sont d’une seule et même origine.
Encore qu’elles soient différemment nommées.
C’est ce que l’on appelle l’Identité Mystérieuse.
Dans la profondeur de ce Mystère
Est la porte de toutes les vérités ineffables.

Tao Te King

_TAO-

le sens de la vie

Pour le tao, ce qui paraît être désolation est en réalité un jardin de fleurs.
Deux maîtres de la maison de Yü-men l’ont magnifiquement énoncé, l’un était Yuan-ming de Tê-shan, dont voici le commentaire sur le premier état :
“ Quand vient l’automne, les feuilles jaunes tombent.“

Et voici celui qu’il donna sur le second état :
“ Quand vient le printemps, les herbes poussent spontanément vertes.“

L’autre commentateur fut Fa-chin de Yun-men, qui compara le premier état à “ une brise parfumée qui souffle sur les fleurs et les flétrit “, et le second à “une nouvelle ondée sur des fleurs plus fraîches et plus belles.

Pour le zen,  voici le commentaire de Maître Dôgen :
“ Les fleurs fanent même si les hommes les aiment
et les herbes poussent même si les hommes ne les aiment pas.“

_clé en main

le Roi lion

“Quand rugit le lion, roi des bêtes sauvages, les lionceaux se sentent fortifiés, et par là comme nourris, alors que les autres animaux, épouvantés, s’enfuient. De même, quand le Tathâgatha *, lion de l’humanité, pousse le rugissement de la toute-connaissance qui approuve la Bodhichitta **, tous les Bodhisattvas*** qui sont fils du lion Bouddha, sont nourris en vérités bouddhiques alors que s’enfuient ceux qui sont consacrés à leurs connaissances inférieures.“

Ganda-vyûha sûtra

*    _ “Celui qui parvint ( à l’illumination)“ . Un des Dix Titres du Bouddha dont le Parfait se servait en parlant de lui-même ou des autres bouddhas.
**  _ Bodhichitta : “ esprit d’éveil “
***_ Bodhisattva : “ être éveillé “

 
doudou