instantané

pas perdus

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le sans-naissance et le sans-mort, c’est la nature entière

(qui naît et qui meurt) à chaque instant.

La nature entière, c’est la naissance, c’est la mort à chaque instant.

Ainsi l’unité de naissance et de mort peut être observé

chez « l’athlète qui étire ses membres » et

chez « celui qui, la nuit, étend le bras derrière lui, cherchant son oreiller ».

Ils déploient en pleine lumière tous les pouvoirs merveilleux.

C’est l’événement dans sa plénitude.

Entièrement happés par le moment présent, la pensée

qu’il y ait eu d’autres moments présents dans le passé ne nous atteint pas.

Et pourtant, il y en eut bel et bien, et chacun de ces moments

fut un moment où la nature entière disparut dans son apparition.

Que la nature entière ait disparu dans son apparition dans le passé

n’empêche pas que la nature entière disparaisse

dans son apparition maintenant.

C’est ainsi que chaque instant est toujours le premier.

 

Dôgen / Shôbôgenzô, zenki /fascicule vingt-deuxième         

 

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Mister Natural

Les médias sont vraiment devenus comme les camisoles chimiques pour les fous.
Ils vont bientôt réussir à nous faire abandonner notre nature même,
comme ces animaux sauvages qu’on arrive aujourd’hui à apprivoiser en maîtrisant
leur instinct carnassier.
On nous met au cirque, nous aussi. Il y a de plus en plus d’apprivoisé et de moins en moins de sauvages.

Dans le vrai voyage, dans la rencontre avec l’autre, là on rejoint au contraire des choses
qui n’ont pas d’âge, qui sont essentielles, et qui sont plus proches de la religion comme je l’entends moi,
c’est-à-dire débarrassée de toute politique.

Parce que je crois vraiment que, contrairement à la foi et à l’innocence, la politique et ses médias
sont des machines impitoyables à créer des conflits ou de l’indifférence.
On joue les gens les uns contre les autres, ou on les rend indifférents.

Et l’indifférence pour moi, c’est la pire des choses.

C’est le manque de vie, le manque de culture, le manque de tout.

C’est même pas le mépris, avec le mépris au moins il reste un élan.

Rendre quelqu’un indifférent c’est le rendre inculte, le mettre en dépression, c’est tuer l’individu.
L’empêcher de rencontrer, de reconnaître l’autre.

Même la différence… cette idée de différence, je ne la trouve pas intéressante.

Cette différence qu’on nous vante tant, c’est encore une chose politique.

 

Gérard Depardieu / Innocent /cherche midi

Mister