Transformers

Malgré son jeune âge, l’on disait de Sessan être

une incarnation de Bouddha Shakyamuni.

Celui-ci avait soif de connaître la vérité de la vie,

aussi se rendit-il dans les montagnes dans l’intention de trouver un maître.

Un jour, alors qu’il était en pleine montagne,

Sessan entendit une voix dire : « Tout est impermanent.

Tel est le Dharma de la naissance et de la mort. »

En entendant ces paroles, Sessan fut profondément saisi.

« D’où vient cette voix ?  »  se demanda-t-il. Il regarda alentour,

mais ne vit personne. Il entendit à nouveau la voix :

« Tout est impermanent. Tel est le Dharma de la naissance et de la mort. »

Sessan aperçut alors un démon d’allure féroce.

Mas sa soif de connaître la vérité de la vie était tellement forte,

qu’il ne ressentit aucune peur.

S’approchant du démon, le jeune garçon demanda :

«  Il doit y avoir une suite à ce poème. S’il vous plaît, dites-la moi. »

Le démon répondit : «  Cela m’est impossible.

J’ai si faim que je suis incapable de dire un mot de plus. »

Sessan le supplia : » S’il vous plaît ! Je vous en prie. Que mangez-vous ?

J’irai vous le chercher et vous l’apporterai. »

Le démon répondit : « Je mange de la chair humaine fraîche. »

Sessan dit : «  Si vous m’enseignez le reste du poème,

je vous offrirai mon propre corps. » Le démon récita alors :

« Réalise l’état de non-vie, de non-mort, de non-changement.

Vois la vacuité. Alors tu seras en nirvana, à l’aise et paisible. »

En entendant cela, Sessan se coupa les doigts

et avec son sang écrivit le poème sur les arbres et les rochers.

Ensuite il se jeta dans la gueule du démon et, à cet instant,

le démon se transforma et se révéla être le dieu Indra.

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href="https://unriendutout.WordPress.com/2016/10/24/transformers/les-ailes/#main » rel= »attachment wp-att-3371″>les ailes du démon

 

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la pêche au lamparo

 

« Depuis les temps anciens de nombreux sages

et saints ont vécu au bord de l’eau.

Quand ils sont sur l’eau, ils pêchent non seulement du poisson,

mais aussi des hommes et la voie.

Ils font encore mieux : ils s’attrapent eux-mêmes à l’hameçon.

En pêchant le pêcheur, ils sont le pêcheur pêché, pêché par la voie.

«  C’est ainsi que jadis, le moine Te-Cheng

qui avait fui le monastère du mont Yüeh et s’était réfugié

sur le fleuve attrapa le grand sage Shan-hui.

Ne pêchait-il pas à la fois le poisson, l’homme, l’eau et lui-même ?

Shan-hui en rencontrant Te-cheng devint Te-cheng

et Te-cheng en guidant Shan-hui devint Shan-hui. »

 

Dôgen / shôbôgenzô, 29, « Sûtra des montagnes et des rivières »

_pêcher la voie